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L’association All Flowz : Une vitrine d’expression du mouvement hip-hop
L’association All Flowz en collaboration avec la société Unilever a organisé le samedi 1er septembre 2007 à la maison du Peuple, la 1ere édition du concours hip-hop. Le hip-hop est un style musical qui prend en compte le rap, la danse et le graffiti. Le samedi 1er septembre 2007, la maison du Peuple a servi de plateau aux adèptes du hip-hop pour rivaliser de talents lors de la 1ère phase éliminatoire de la 1ere édition du concours hip-hop organisé par l’association All Flowz.
Le lancement officiel de cette compétition, qui a vu la participation d’une soixantaine de groupes de rap, de danse et de graffiti confondus avait eu lieu à Bobo-Dioulaso, la capitale culturelle du pays. A travers ce créneau, le président de l’association All Flowz, M. Sangaré Sadou Bienvenu offre une opportunité idéale durant ces vacances- ci aux jeunes burkinabè de communier, sympathiser, se connaître et de s’amuser. Mais ce n’est pas tout. Le hip-hop est aussi une forme d’expression utilisée par les jeunes pour dénoncer les maux qui minent la société et mettre à profit leur esprit de créativité dans le domaine artistique. Malheureusement, il n’est pas très connu au Burkina Faso. C’est pourquoi, l’occasion est donnée pour que le hip-hop soit véritablement découvert par le public. Dix groupes de rap, douze groupes de danse et six de graffiti ont concouru ce samedi à la maison du Peuple. Trois groupes de chaque catégorie seront retenus lors de deux autres manches éliminatoires à venir pour la finale qui se tiendra le 29 septembre 2007 à Ouagadougou. Trois prix sont également prévus pour le meilleur de chaque catégorie respectivement 300 000 F CFA, 200 000 et 100 000 F CFA. Le 1er du groupe de rap aura la chance d’enregistrer un album au studio « Armadan » et le 2nd ne pourra y réaliser juste que le son.
Pour M. Sangaré Sadou, « All flowz est une vitrine d’expression du mouvement hip-hop qui veut montrer au public que ce style n’est pas étranger à l’Afrique. Il prend sa source dans les danses africaines. Nous nous intéresserons dans les prochains délais à le véhiculer à travers d’autres villes du pays pour qu’il soit connu ». « Mais c’est dommage que les autorités nationales restent indifférentes à notre égard en nous refusant leur contribution », a-t-il fait remarquer.
Cependant, il y a lieu de s’interroger si nos autorités prennent la promotion de la culture comme l’une des priorités de leur programme politique global. M. Maïga Boureima, dit El-Muchacho pour les intimes, artiste plasticien, peintre, dessinateur de formation et chef du groupe graffiti « collectif 11-49 » a expliqué que le graffiti est une autre technique d’expression en plus de la musique et de la danse pour véhiculer les messages. En manifestant sa joie d’avoir pris part à ce concours, il se dit confiant de remporter le meilleur prix. Que le meilleur gagne ! Les prestations des artistes ont été talentueuses mais la salle était à moitié vide.
On y trouve la présence de quelques jeunes gens. Il n’y pas eu un déplacement massif à cette cérémonie. Selon un spectateur (anonyme), la raison est due au tarif élevé du prix d’entrée. Il fallait débourser absolument 2200F CFA pour avoir accès à ce play-back du concours de hip-hop, soit 1000 F pour le ticket et 1200 F pour payer 2 pâtes dentifrice « Close up », un produit de la multinationale Unilever qui a sponsorisé ledit concours. Un autre raté de cette cérémonie, fut le fait que prévue à 15h00, c’est à 19h que la compétition a démarré.
Arnaud DJINKMBAYE NANGMBATNAN (Stagiaire)
sidwaya


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