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Bil Aka Kora fait un clin d’œil à Rood Wooko
Après une tournée effectuée du 28 mai au 1er juillet en France, le roi de la Djongo musique, Bil Aka Kora est de retour au bercail. Pour faire le bilan de cette tournée, l’artiste a rencontré la presse le 10 juillet dernier. Il a profité de l’occasion pour présenter son nouveau clip, tourné à Rood Wooko, le marché central de Ouagadougou.
Le choix de Rood Woko pour tourner le clip est un fait inédit. Ce clip a été tourné avec la participation d’un grand nombre de personnes. Cinquante danseurs et 150 figurants ont interprété une chorégraphie signée Irène Tassembédo, devant l’objectif de la caméra de Jean-Claude Frisque, le réalisateur. Bil Aka Kora et Jean-Claude Frisque révèlent que le choix du marché central comme décor s’explique par le fait qu’ils voulaient «trouver un endroit public que l’on n’a pas l’habitude d’exploiter». L’objectif était aussi de faire participer le public de façon spontanée. «C’est comme faire un clip en tant réel, offrir un cadeau, faire une surprise au public», explique Jean-Claude Frisque. L’une des particularités de ce clip réside dans son caractère «deux en un». Il englobe deux chansons, «Ganlana» et «Kampalyo» du dernier album de Bil Aka Kora.
De Belfort à Chambéry, Bil Aka Kora a fait la promotion de la Djongo musique dans différents festivals de musique, dont le festival international de musique à Belfort, le festival Africa fête à Marseille et le festival Laafi bala à Chambéry.
Mais pour Bil Aka Kora, l’étape marquante de sa tournée française reste son premier jour de spectacle à Belfort, parce que, explique t-il, «c’était le concert test qui a ouvert la voie sur les autres concerts prévus ». Autre fait mémorable pour l’artiste, c’est d’avoir joué à la Maison d’arrêt de Chambéry et offert de ce fait, un moment de gaieté aux détenus. Bil Aka Kora et son staff ont particulièrement apprécié le concours de la communauté burkinabé, notamment le soutien des étudiants burkinabè vivant à Paris. Leur contribution a été d’une grande importance pour la réussite des concerts. Le manager de l’artiste, Papus Zongo, témoigne qu’«il suffisait seulement de contacter le président des étudiants et le message passait rapidement. Ils se mobilisaient tous pour assister aux concerts, à tel point qu’à un moment donné, je me demandais si on n’étais pas au Burkina». Cette tournée fut une belle expérience pour l’artiste, qui pense que les artistes ne doivent pas toujours attendre d’être invités à des festivals avant d’entamer une tournée, et qu’ils doivent plutôt prendre les choses en main, en créant des initiatives personnelles, ce qui leur ouvrira les portes d’une éventuelle carrière internationale.
Source: Kpénahie Traoré - Fasozine


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