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Et de deux pour l’«Agora de la musique burkinabè»!

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Débats autour de la musique burkinabè - Agora 2ème édition

La deuxième édition de l’agora de la musique burkinabè a eu lieu le vendredi 3 juillet 2009 à Ouagadougou. Organisée par l’Association des journalistes et communicateurs culturels (J2C), cet évènement se présente comme une tribune pour les professionnels de la musique.

C’est sous le thème général de «musique burkinabè: tendances et rythmes actuels» que s’est déroulée la deuxième édition de «l’agora de la musique burkinabè». Cette édition a connu des débats en direct à la radio, entrecoupés de prestations d’artistes. Le thème général avait deux sous-thèmes qui devaient être discutés entre journalistes et professionnels de la musique. Pour le premier sous-thème, «les artistes burkinabè face à leur public», les panélistes ont dû définir les concepts «artiste» et «public».

Selon Abraham Bayili, journaliste culturel, l’artiste se définit par sa «création». C’est cette matière qui lui permet de se définir par rapport à sa société et par rapport à la division du travail dans la société. Quant à la création, elle a pour baromètre le public. Quand l’œuvre est bonne, l’artiste n’a pas besoin d’en faire une grande publicité, soutient Bayili. La Maison du peuple, dit-il, reste un baromètre du «produit fini» des artistes-musiciens. Ismaël Zongo dit «Papus» pense, pour sa part, que la création est une démarche propre à l’artiste. Ce dernier peut produire une grande œuvre qui n’est pas appréciée du public. Et Papus d’ajouter qu’il s’agit d’un travail de longue haleine qui prend en compte plusieurs paramètres. Chaque artiste a son public et ce public tire forcément du plaisir à écouter l’œuvre de l’artiste.


Pour François Kaboré, animateur de Radio Jeunesse, qui a dirigé le deuxième panel, il serait osé de dire que la musique burkinabè a une identité, à l’image du Mbalakh pour le Sénégal ou le Zouglou pour la Côte d’Ivoire. Les panélistes ont conclu que la musique burkinabè est très peu représentée au plan international, ce qui compromet son développement. Elle a une identité, mais le chemin vers une identité commune unique reste à construire. Les prestations des artistes Wendy, Flash, Kandy… ont agrémenté la soirée.

Source: Roger Niouga Sawadogo - Fasozine

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