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Le Burkina et Smockey à l´honneur au festival Afrikamera de Berlin
Une fois de plus « Afrikamera » a réussi, malgré les turbulences de la crise financière, son deuxième pari en présentant des films contemporains d´Afrique dans la capitale allemande.
Sous le thème « african Soundscapes - African movies », nombreux sont les films tels « Codou Yandé », « la griote de Senghor », « Democracy in Dakar », « Sur les traces de Bembeya Jazz », « Jerusalema », etc. qui ont eu le privilège d´être vus pour la première fois par le public berlinois au Cinéma Arsenal à Potsdamer Platz de Berlin.
Plaçant l´innovation au cœur de sa stratégie de développement du festival, Afrikamera en plus des projections des films et des conférences débats, s´est vu renforcé par un atelier avec des jeunes d´un quartier difficile de Berlin.
L´artiste et activiste burkinabè, Smockey invité à diriger cet atelier, a durant un « Soundwalks » exploré avec des jeunes du quartier de Schöneweide leur environnement sonore. Lors de leurs promenades, ils ont capté des sons de toutes sortes qui ont été plus tard travaillé en Studio. Directeur du Studio Abazon à Ouaga, Smockey de son expérience, a réussi avec ses « élèves » à présenter lors de la clôture du festival un travail artistique remarquable. « Loin d´être seulement une nouvelle expérience pour moi, c´était une belle occasion pour moi de montrer en quoi la jeunesse africaine vivant sur le continent est capable de partager leurs savoir-faire à celle des pays du nord. Je tire mon chapeau à Moussa et à son équipe ».
Si Smockey a brillé dans la direction de l´atelier, il n´en demeure pas moins de sa participation au panel sous le thème « Soundtracks - Politics of Sound » Reconnu pour son franc-parler faces aux dirigeants politiques, il n´a cessé de démontrer en quoi la musique est la meilleure arme de dénonciations des gestions calamiteuses et honteuses des pays africains. « Si les griots ont chanté les louanges des chefs d´Etat africains, les rappeurs ont pour rôle de les dénoncer » nous confie t-il.
Si la plupart des films présentés à Afrikamera 2009 ont refusé du monde, la projection de « Sur les traces de Bembeya Jazz » du burkinabè Abdoulaye Diallo a refusé beaucoup de cinéphiles allemands. En accord avec le réalisateur et le distributeur du film, l´agence de management « Planète Métis » un des partenaires forts de Afrikamera a décidé d´organiser une tournée du film à travers toute l´Allemagne.
En 3 ans d´existence, Afrikamera, dirigé par un Burkinabè arrive lentement et sûrement à s´imposer dans le milieu culturel de Berlin. L´Ambassadeur du Burkina à Berlin qui a toujours soutenu le festival depuis ses premières heures a lors de son discours à la cérémonie d´ouverture du festival exhorté les représentations diplomatiques et la diaspora africaines à contribuer à faire de cet événement une véritable plate-forme des rencontres des films d´Afrique, avec ses réalisateurs et des cinéphiles en Allemagne, comme le FESPACO le fait sur le continent africain.
Alex Moussa Sawadogo
Lefaso.net
Correspondant à Berlin (Allemagne)


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