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Sévérin Wend kuuni Balima: «C’est grâce à la musique que mon père à rencontré ma mère»

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Sévérin Wend kuuni Balima, alias Flash, est un nouveau talent musical burkinabé que l’on va bientôt découvrir, puisqu’il est en train de faire les dernières retouches de son premier opus «Wend kuuni». Un album de dix titres chantés en français et mooré, qui parle des faits de la société avec un clin d’œil très appuyé à la situation de la femme.

Fasozine.com : Racontez nous un peu votre parcours musical…

Flash :On peut dire que j’ai la musique dans le sang. Mon père, quand il était jeune, faisait de la musique. C’est d’ailleurs grâce à elle qu’il a rencontré ma mère. Enfant, je jouais avec mon père dans un orchestre qu’on appellait «Rialé Ambiance». Ensuite, j’ai fait un tour en Côte d’Ivoire, où j’y ai vécu quelques années. Là bas, je faisais du rap. Et c’est d’ailleurs à cette période que j’ai acquis mon nom d’artiste : «Flash». Mon séjour en Côte d’Ivoire a été très bénéfique. Car, j’ai reçu quelques distinctions. Et quand je suis rentré au pays, j’ai intégré «La dernière trompette junior», puis «le Mouhoun». Puis avec le temps,je me suis dit pourquoi ne pas réaliser mon rêve : enregistrer mon premier album.

Du rap à la variété, comment et pourquoi ce changement ?

Avant l’enregistrement j’ai fait écouter quelques titres à des amis. Sur la base de leurs conseils et de ceux de Yoni, j’ai opté de faire de la variété et non du rap. D’ailleurs Yoni m’a permis de m’inscrire dans une école de musique où j’ai appris à jouer de la guitare. La guitare est aussi l’une des raisons qui m’ont poussé à préférer la variété. Car je suis un passionné de cet instrument. C’est même ainsi que j’ai connu Floby et nous avons sympathisé. Il me donne de temps en temps des coups de main sur mes compositions. J’ai aussi fait quelques premières parties de Yoni, Floby… Au bout de tout ce temps, avec toute cette expérience, je me suis dit qu’il était temps de passer en studio.

Pourquoi avoir baptisé cet album Wend kuuni ?

Si j’ai choisi de baptiser ce premier opus «Wend kuuni», qui signifie «le don de Dieu», c’est pour plusieurs raisons. D’abord, parce que Wend kuuni est l’un de mes deux prénoms. Ensuite, je crois qu’en toute chose, il faut demander la bénédiction de Dieu. Car, sans Dieu, rien n’est possible. Vous voyez, il y a des musiciens qui ont d’énormes difficultés pour soit produire leur album, soit pour en assurer la distribution. Mais, moi j’ai eu la chance de pouvoir m’auto produire, m’entourer d’un staff, assurer la promo…C’est une vraie chance que je dois à Dieu.

Source: Yolande Talla - Fasozine

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