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Filière musicale - La gestion d’entreprise culturelle enseignée aux entrepreneurs
Les entrepreneurs culturels ont été regroupés pendant 10 jours à Ouagadougou par le programme ARPEM. Ceux-ci ont bénéficié d'une formation en entrepreneuriat culturel, domaine dans lequel ils exercent. La cérémonie de clôture de cet atelier est intervenue le jeudi 19 janvier 2012 à Ouagadougou. C'est le SG du ministère de la Culture et du Tourisme (MCT), Jean Claude Dioma, qui en a prononcé le discours.
"Les enjeux actuels de l'entrepreneuriat exigent la qualité dans les modes de manager les structures, afin qu'elles soient performantes et dynamiques pour répondre aux besoins du marché." C'est en ces termes que Jean Claude Dioma, SG du ministère de la Culture et du Tourisme, représentant le ministre Baba Hama à la cérémonie de clôture du 3e atelier de formation sur la gestion des entreprises culturelles, a clos les travaux. Cet atelier de formation entre dans le cadre du programme d'Appui au réseau ouest- africain de pépinières d'entreprises de la filière musique (ARPEM). Ce programme est destiné à soutenir le développement de l'entrepreneuriat dans le secteur de la musique en Afrique de l'Ouest. Ce sont 25 entrepreneurs culturels qui ont été formés au format GERME qui, selon un des bénéficiaires interrogé, voudrait dire : "Gérer mieux son entreprise". Trois experts de la Maison de l'entreprise ont donné des formations liées à l'entreprise. D'autres experts burkinabè ont assuré les aspects liés à la musique. Il est à noter aussi la présence d'un expert ouest-africain en la personne de Dodo Koné, directeur du Palais de la culture d'Abidjan et manager de la star internationale, Alpha Blondy. L'entreprise et la famille, le marketing, l'approvisionnement, la gestion des stocks, le calcul de coûts, la comptabilité, la planification financière, le personnel et la productivité sont les modules qui ont été enseignés en 10 jours. Cette formation aurait été possible grâce au soutien du secrétariat ACP-UE, la ville de Grenoble et l'Institut français. Selon le représentant des bénéficiaires de la formation, c'est une formation de qualité qui a été un sacrifice pour les entrepreneurs culturels. Car selon lui, "Time is money". De son point de vue, la formation s'est faite selon un programme réaliste et pragmatique. Ce fut "une opportunité de prise de conscience et de formation dans l'entrepreneuriat culturel qui est un domaine difficile". Les entrepreneurs se sont engagés à faire de leur travail un domaine pourvoyeur d'emplois et de richesses, car les entreprises culturelles constituent les vecteurs essentiels du développement économique des territoires.
Wilfried BAKOUAN - Le Pays


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