Cliquer sur ce lien pour nous soumettre des articles, des liens, des sons, des vidéos... sur la musique burkinabè.
Hommage à Djata Illébou : Les tubes de la « vieille-mère » ravivés par une vingtaine d'artistes
Les artistes-musiciens burkinabè ont rendu hommage à travers un concert à la Maison du Peuple à Djata Illébou, décédée le 21 octobre 2010. La cérémonie était placée sous le co- parrainage de Me Titinga Frédéric Pacéré et Sandaogo Henri Kaboré, maire de l'arrondissement de Bogodogo.
La nuit d'hommage à Djata Illébou a mobilisé un beau monde à la Maison du Peuple même si la salle n'était pas remplie. Côté spectacle, l'interactivité était au top avec le public en dépit de quelques soucis d'ordre artistique. Plusieurs artistes n'ont pas réussi à interpréter convenablement les chansons de l'artiste disparue, Djata. L'interprétation tant annoncée a été un calvaire pour beaucoup d'entre eux. Pour respecter les efforts des artistes ,malgré ces problèmes de voix, nous ne citerons pas de noms. D'autant plus que d'autres ont su s'en sortir avec les ovations du public.
Les sœurs Doga, Yili Nooma, Adama gauche, Remeka, Wendy, Adji, Toussy, Herman Nanema, Dalia, Tiness, Maria Bissongo, Rovane ont fait chanter et danser la salle. La plus attendue par les spécialistes de la musique burkinabè était Daisy Franck, considérée comme la fille spirituelle de la défunte. Elle a fait hurler de joie la salle en revisitant le tube « Chef » de sa « vieille-mère ». Des surprises, il en a eu au cours de la soirée. La sœur cadette de Djata, Awkuni, a été une belle découverte pour les spectateurs. Micro en main, elle a prouvé qu'elle a aussi du talent pour la musique. L'autre surprise de l'hommage était la déclamation de poèmes, celui du Moogho Naaba, par Martin Zongo , administrateur du Carrefour international du théatre de Ouagadougou(CITO), et par Evelyne Lompo. Selon le parrain, Me Titinga Pacéré, la mort de Djata Illébou a été ressentie comme un phénomène national, ce qui explique qu'on la pleure jusqu'aujourd'hui. La députée Fatou Djindéré a salué l'engagement de Djata de son vivant.
La veille, le jeudi 20 octobre 2011, la tombe de Djata a été bénie en présence de sa famille, surtout de sa mère venue spécialement de Pô. C'était un moment difficile pour ses enfants, sa jeune sœur Aoukouni et surtout sa mère, Katiouabou Aguêkora. Elle n'a pu retenir ses larmes durant toute la cérémonie de bénédiction. Les collègues de Djata ont brillé par leur absence à cette cérémonie. Comme au reboisement de la rue Djata, le 17 septembre dernier, ils étaient seulement cinq artistes présents à la bénédiction de la tombe. L'émotion passée, Mme Adjekoura a tenu à remercier tous ceux qui se sont mobilisés pour rendre hommage à sa fille.
Alassane KERE & Antoine AKOANDAMBOU
Sidwaya


Commentaires
Poster un nouveau commentaire